Stop Excision

L’excision (ou les mutilations génitales féminines) est la pratique qui consiste à enlever, partiellement ou totalement, des organes externes de l’appareil génital feminin. C’est une coutume très vieille, dont l’origine remonte dans la nuit des temps. Il y a 26 pays africains où les mutilations génitales féminines sont pratiquées. Environ 130 millions femmes/filles dans le monde sont excisées et 2 millions encore y sont victimes chaque année. Au Mali, plus de 85% des femmes sont excisées. La raison principale avancée est de rendre la femme moins sensible sexuellement dans l’idée de la rendre plus sérieuse et fidèle. Il y a 4 types d’excision au Mali, dont 2 sont les plus pratiqués. Le premier consiste à enlever le clitoris, partiellement ou totalement. Le second consiste à enlever le clitoris et les petites lèvres.

Les inconvénients de la pratique sont nombreux.
Inconvénients immediats:
* L’extrême douleur lors de l’opération et pendant la guérison, qui    traumatise la fille et parfois amène un état de choc
* L’hémorragie, qui amène fréquemment l’anémie et parfois la mort
* Toutes sortes d’infections: gangrène, septicémie, infections urinaires    et vaginales, qui sont parfois fatales
* Les maladies comme le SIDA et le tétanus

Inconvénients à long-terme:
* Des difficultés lors de l’accouchement, surtout quand les petites    lèvres sont coupées
* L’incapacité de contrôler l’urine ou les selles à cause de dommage des    organes adjacents
* La stérilité
* L’infection pelvienne
* La dyspareunie (rapports sexuels douloureux)
* La dysmorrhée (menstruation douloureuse)
* Les infections récurrentes urinaires
* Les infections récurrentes vaginales
* La formation des cicatrices dures, des kystes, des abcès et des    Chéloïdes
* Des problèmes sexuels

Beaucoup de pays africains ont légiferé contre l’excision: Burkina Faso, Niger, Sénégal, Togo, Bénin, Nigeria, Cameroun, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Ghana, Egypte, Kenya, Liberia, Tanzanie, Soudan, Érythrée, Mauritanie, Guinée-Bissau, Djibouti et Gambie. Pour quoi pas le Mali?

La lutte contre l’excision est menée depuis plus de trente ans au Mali. Des différents organismes et individus ont fait des actions de sensibilisation pour essayer de convaincre les gens d’abandonner la pratique. Il y a eu un peu de progrès mais c’est très lent. Le respect des anciens, normalement une bonne chose, est un facteur de retard. Les gens ont peur de contredire les vieux qui ont beaucoup de pouvoir dans les familles. Aussi, des mauvaises interprétations religieuses créent des obstacles à l’abandon.

Affiche: Arrêtons d'Exciser

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