Notre Travail

Pacte Contre l’Excision
 
Réunions Publiques
 
Décisions Villageoises
 
Affiches et Panneaux Publicitaires
 
Travaillant avec exciseuses
 
Principe de la Cinquième Personne
 
Musique

Clips et Autres Médias
 
Implication des artistes
 
Implication d’autres gens importants
 
Commune par Commune
 
Implication des leaders religieux
 
Clubs
 
Nos matériaux
 

 
 

Sini Sanuman travaille au Mali, en Afrique de l’Ouest, pour convaincre les parents de ne pas faire exciser leurs filles et les exciseuses d’arrêter d’exciser. Nous travaillons de bouche en oreille, par l’intermédiaire de grandes animations et formations, parfois avec des villages entiers, et à travers les médias. Notre bureau est à Bamako, la capitale du Mali, et nous avons un groupe sœur, Healthy Tomorrow, à Somerville (près de Boston) Massachusetts, USA.

Depuis la crise sécuritaire de 2012, Sini Sanuman a élargi ces activités vers la réponse et la prévention des autres violences basées sur le genre. Pour plus d’information, voir SiniSanuman.info/fr/page-daccueil.

Le Pacte Contre l’Excision

Depuis 2001, nous avons fait une campagne de signatures avec le Pacte Contre l’Excision, qui invite les Maliens de promettre de ne jamais faire exciser une fille. Le Pacte demande aussi, si le moment est propice pour une loi au Mali contre l’excision. La grande majorité des gens qui signent le Pacte disent “Oui, maintenant nous voulons une loi.”

En Octobre 2007, nous avons présenté 30 000 signatures à l’Assemblée Nationale. En Mai 2015, nous avons présenté plus de 68,000 au Groupe Parlementaire contre les Violences Faites aux Femmes. (voir photos) Nous espérons que ces signatures aideront à créer une telle loi.

Fin 2008 et début 2009, nous avons organisé une série d’ateliers et ensemble nous avons formulé une proposition de loi, que nous avons présentée à l’Assemblée Nationale en janvier 2009. Nous pensons que l’Assemblée va bientôt voter pour une loi contre l’excision au Mali.

Des individus engagés et nos groupes partenaires continuent à recueillir des signatures sur le Pacte Contre l’Excision. Parmi nos groupes partenaires sont: -Amnesty International -Planned Parenthood International -le Centre Djoliba, ainsi que d’autres groupes locaux. Cliquez ici pour la liste. Nous allons continuer à recueillir des signatures au moins jusqu’à ce qu’on voit la décision de l’Assemblée sur une loi.

Nous gardons une liste des gens bien connus qui signent le Pacte Contre l’Excision. La liste est longue et impressionnante et nous l’avons donné à l’Assemblée avec les signatures. La liste contient: -le vieux président de l’Assemblée Nationale Dioncounda Traoré -des artistes populaires tels qu’Ali Farka Touré et Oumou Sangaré -des douzaines de députes, maires, leaders religieux et autres grandes personnalités dans la société malienne.

Notre sommaire, que nous distribuons, a des informations sur les MGF (mutilations génitales féminines) ainsi que des citations de chefs religieux. Nous trouvons que le simple fait de décrire les problèmes que cause l’excision impressionne les gens et les citations montrent que beaucoup de chefs religieux de nos jours sont contre l’excision.

Réunions Publiques

Une de nos méthodes principales pour répandre notre message est d’organiser de grandes réunions publiques. Une animation consiste à expliquer les méfaits principaux de l’excision, en utilisant des images GRAAP, des vidéos ou des photos montrant les complications des MGF.

Après les discussions et les questions, les gens qui sont convaincus sont invités à signer le Pacte Contre l’Excision. Parfois nous montrons des films. A la fin des réunions, parfois nous demandons aux gens de se lever pour montrer leur soutien ou d’applaudir, et presque tout le monde le fait.

Notre plus grande réunion publique jusqu’ici était en Avril 2015, une compétition dans un stade dans la Commune I de Bamako, avec à peu près 3,000 personnes. Des élèves qui avaient travaillé avec Sini Sanuman dans 16 écoles ont partagé leurs sketch, poèmes and affiches contre l’excision et les violences faites aux femmes. Il y avait aussi un match de football. Le président de Sini Sanuman et autres dignitaires ont fait des discours. L’évennèment a été couvert dans le télé journal. (voir photo)

En 2013 dans la Commune I nous avons ouvert un Centre d’écoute appelé Centre Fille Femme pour des victimes/survivantes de l’excision et violence sexuelle. Elles peuvent aller pour partager leurs expériences, participer dans des réunions, des animations artistiques et ou recevoir du counseling individuel. Elles bénéficient également de prise en charge psychosocial et de référencement vers d'autres services comme santé, justice et police.

En Août 2013, nous avons organisé une réunion où 11 exciseuses étaient parmi les 30 femmes leaders à discuter l’excision pour 5 jours. Toutes les 11 ont décidé de renoncer la pratique et beaucoup d’entre elles ont déposé leurs couteaux au maire de la Commune de Bamako où la réunion s’est passée (voir photo en bas). Maintenant nous avons plus de 150 exciseuses qui ont abandonné la pratique de l’excision avec notre encouragement.

Parfois les gens chantent à nos réunions. Il y a une chanson bien-connue dans le mouvement contre les MGF par Assa Kida que le Ministère de la Femme a distribué largement et souvent des femmes chantent cela après nos discussions ou improvisent leurs propres chansons.

Décisions Villageoises

Au cours de quatre telles réunions, la population de Moussala, un village pas loin de Bamako, a décidé d’arrêter d’exciser et a adopté la Déclaration de Moussala. Ils ont célébré leur décision le 12 Mars 2005, avec des discours, des chansons, de la musique, de la danse et un grand festin. En Juin, un village voisinant Tamala a eu une cérémonie pareille reportée à la télévision nationale. En Novembre 2006, un troisième village Konibabougou a marqué sa décision collective avec une cérémonie publique. Dans chaque cas, le chef de village a joué un rôle important. Kariba Coulibaly, le chef de Konibabougou, a parlé avec d’autres chefs près de son village de l’idée d’élargir la zone qui n’excise pas. Un quatrième village, Missalabougou, a pris la même décision et ont célébré leur cérémonie en Juin 2007. Une partie intéressante était la participation des filles du village qui n’étaient pas excisées grâce à notre travail. (voir la photo)

En Mars 2007 Moussala a placé une plaque disant qu’ils n’excisent pas dans leur village et ils ont fait une cérémonie du renouvellement de leur décision qui était à la télévision nationale, au journal quotidien. A cette cérémonie les filles ont aussi chanté leur joie d’avoir été épargnées de l’excision et les deux anciennes exciseuses du village ont reçu des Certificats d’Honneur de la part des agents du Programme National de Lutte contre l’Excision (PNLE). Une de ces anciennes exciseuses était une chanteuse qui a animé la fête à Moussala et aussi nous a joint à Tamala en Juillet 2007 quand ce village a renouvelé sa décision collective avec une autre cérémonie quand ils ont planté leur plaque pour que tout le monde la voie.

Vers la fin de 2008, avec l’assistance du chef de village de Konibabougou Kariba Coulibaly, nous avons commencé des discussions à Soba, en Dogodouman et en janvier 2009 ils ont célébré leur décision d’arrêter l’excision. En févvrier 2009, à l’autre côté de Bamako, à Sanankoroba, le village de N’Tabakoro a finalisé leur processus de décision et fait une cérémonie d’abandon. Pendant l’année de 2009, nous avons organisé des discussions avec d’autres villages à Dogodouman, toujours avec la collaboration de Kariba Coulibaly, et le 29 Novembre 2009 Colonda, Pièkabougou et Arounabougou ont tenu une célébration ensemble à Colonda avec témoignage d’une victime de l’excision, des discours et des danseurs traditionnels. Ils ont installé une plaque pour montrer à tous qui viennent au villages qu’on n’excise plus dans ces 3 villages. Cette cérémonie est apparue au télé journal.

En 2013, Sini Sanuman a travaillé dans les villages de Marena et Madina dans le cercle de Kati, Commune de Sofeto Nord et en Juillet, 2013 ils ont célébré leurs décisions d’arrêter. Les deux chefs de village ont parlé aux cérémonies et announcé la nouvelle chose avec ces villages - qu’il y aurait une amende si quelqu’un allait contre la décision. En Marena une famille devrait payer 50 000 cfa plus une vache et en Madina l’amende serait 100 000 si quelqu’un faisait exciser leur fille. Ce sont les premiers villages que nous connaissons qui ont créé des amendes. Nous n’avons aucune raison pour penser que quelqu’un a excisé dans nos villages d’abandon, mais cette règle montre qu’ils sont au sérieux et cela nous encourage. Deux semaines plus tard, un village près de Marena, Néguébougou, a annoncé leur décision d’arrêter d’exciser leurs filles aussi et ils ont fait une déclaration écrite à cet effet.

Nous avons maintenant 12 villages qui ont arrête d’exciser avec notre encouragement.

Partout au Mali il y a au moins 1.400 villages d'abandon qui sont sur une liste que le Programme National de Lutte contre l’Excision (PNLE) garde à notre suggestion. La liste a été affichée dans les mairies avec les villages d’abandon de Sini Sanuman et elle a reçu beaucoup d’attention. (Voir photo)

Chaque village adopte sa propre Déclaration mais elles ne sont pas trop différentes. Voilà la Déclaration de Moussala, notre premier village d’abandon.

En 2012, le chef de Tamala, notre seconde village d’arrêter l’excision, a appelé le bureau de Sini Sanuman pour dire qu’il avait entendu que quelques villages voisins avaient l’intention d’avoir une grande cérémonie d’excision. Il voulait que notre président Siaka Traoré le joigne pour les convaincre d’arrêter. Dans un tour frénétique de 3 jours, ils ont visité les villages de Welessebougou, N’Gassa et Falou. Ils ont convaincu les 2 premiers villages à annuler leurs cérémonies. A Falou, au lieu de 27 filles, 9 filles ont été excisées. Nous avons pu sauver 62 filles de l’excision dans ces 3 villages. Nous allons retourner à ces villages et espérons convaincre le reste des gens à Falou de notre position. Ils ne sont pas sur notre liste de villages d’abandon, mais nous espérons pouvoir les mettre sur la liste bientôt.

Affiches et Panneaux Publicitaires

En 2015, nous avons fait plus de copies d’une affiche que nous avons distribué en 2008, qui est une version modifiée d’une affiche que Susan McLucas a fait au Centre Djoliba en 1997. Elle montre une fille terrorisée juste avant d’être excisée. Nous avons fait un panneau publicitaire de cette affiche aussi, qui est dans un endroit central à Bamako. (voir photo) Le panneau dit “Arrêtons d’Exciser! L’Excision nuit à la santé de la fille et la femme.” En 1997, beaucoup de gens ont consideré l’image trop choquante. L’exciseuse semblait trop cruelle et la fille trop terrorisée, mais de nos jours la plupart des gens la considèrent utile et appropriée. Pour voir l'affiche cliquez ici.

En Juillet 2010 le photographe anglais Sam Faulkner et Thomas Phillips, Sicco Diemer et Rosy Head de Mon Frère a reçu un financement de Getty Grant for Good pour renforcer la campagne contre l’excision au Mali. Avec Sini Sanuman ils ont conçu et produit une série d’affiches des portraits des Maliens bien connus et influents qui représentaient des différents groupes importants dans la lutte. Parmi ces personnalités sont Fantani Touré et Alpha Diakité Bassamba, des grands musiciens; Bakoniba Traoré, le chef de village d’un village qui a abondonné la pratique de l’excision; Docteur Kamissoko Abdoulaye du Centre de Santé de Référence de la Commune IV (CSRef CIV); Imam Dousseyni Doumbia, l’imam de Quartier Mali; Sénédia Diarra, une ancienne exciseuse qui est maintenant mobilisée dans la campagne; Ben Chérif Diabaté, le président de l’Association des Griots à Bamako; Kadidia Sidibé, la présidente de l’AMSOPT, un groupe bien connu dans le mouvement contre les MFG qui est fière de dire qu’elle n’est pas excisée; une fille qui est contente de ne pas être excisée; et une victime de l’excision.

Les affiches et panneaux ont été produits en janvier 2011. Distribution de 5000 affiches a commençé en février et 4 grands panneaux étaient installés dans des endroits publiques à Bamako. La campagne était lancée à la Journée Internationale de Tolérance Zero aux MGF, le 6 février 2011. Cliquez ici pour voir les 10 affiches portraits.

Notre campagne parmi les exciseuses

Parfois en visite à domicile, parfois en réunion, nous parlons aux exciseuses pour discuter les méfaits de l'excision. Nous leurs montrons des photos ou des vidéos des complications des MGF. Parfois voyant les photos ou les vidéos est suffisant pour qu'une exciseuse décide d'arrêter la pratique. Cela peut prendre plusieurs visites, mais dans l'ensemble, quand nous nous adressons à une exciseuse, elle finit par abandonner l'excision.

Pour celles qui arrêtent, nous donnons toujours un Certificat d'Honneur, qu'elles semblent vraiment apprécier, et souvent nous leur donnons une copie de la cassette "Stop Excision." Comme façon amicale de finaliser l'entente, selon la culture malienne, parfois nous dansons ensemble à quelques chansons.

Notre liste de plus de 150 exciseuses qui ont arrêté est très persuasive pour les autres exciseuses qui considèrent faire le changement. Une exciseuse a dit qu'avec la liste des anciennes exciseuses, les citations des chefs religieux, les chansons des musiciens célèbres et la liste des gens connus qui ont signé le Pacte Contre l'Excision, il semblait que tout le monde était en train d'arrêter. Donc elle a arrêté aussi.

Depuis 2008, nous avons enregistré et diffusé beaucoup de messages des anciennes exciseuses disant pourquoi elles ont arrêté et encourageant les autres à faire la même chose. Une a dit que, quand elle a vu que l'excision était néfaste, elle voulait naturellement arrêter, comme sa vie ne valait pas plus que la vie d'une autre. En 2015, une exciseuse bien-connue a parlé sur la Radio Guintan et expliqué pour quoi elle a arrêté, demandant aux autres exciseuses et familles à faire la même chose.

Nous sommes honorés et gratifiés que tant d'anciennes exciseuses qui ont arrêté avec notre encouragement, nous ont joint dans le mouvement. Elles parlent aux autres exciseuses et disent aux parents qui viennent vers elles pour le "service" d'excision pourquoi elles ont arrêté de le faire. Beaucoup d’entre elles nous disent que, parce qu’elle a arrêté, tout son voisinage a arrêté.

Le Principe de la Cinquième Personne

Djarawélé Sinagnoko, notre première exciseuse à abandonner, a dit que notre président Siaka Traoré était la cinquième personne à parler avec elle, disant qu'il n'aimait pas son travail. Elle nous a dit qu'elle était très fâchée envers la première personne qui a critiqué sa "profession." Elle était toujours fâchée, mais moins, à la deuxième personne. Quand la cinquième personne est venue avec le même message, elle a décidé qu'elle ne voulait pas s'opposer à toute la communauté et elle a arrêté. Le simple fait de parler est souvent utile et Sini Sanuman encourage tout le monde de parler contre l'excision.
C'est ça que nous appelons le Principe de la Cinquième Personne.

La Musique

En l'an 2000, avec l'assistance du Centre d'Etude et de Coopération Internationale (Canadien) (CECI), Susan McLucas, militante avec Sini Sanuman, a produit l'album “Stop Excision.” L'album contient 8 chansons contre l'excision en 5 langues locales. Les chansons sont jouées largement aux réunions et à la radio. Le ministre des femmes a distribué 5 000 exemplaires aux différents groupes du mouvement. Sini Sanuman a aussi produit 2 chansons: - “Ca Fait Mal” par Adama Yalomba et Hawa Diabate et -"J'Abandonne" (l'excision) par Ténin Bomboté. Dans "Ca Fait Mal" le couple populaire chante qu'ils n'exciseraient jamais leur fille, et dans "J'Abandonne" la chanteuse raconte qu'elle ne pouvait pas dormir les nuits, pensant aux cris des filles.

Clips

Non seulement les gens entendent nos chansons, ils les voient à la télé en clips aussi. Le clip le plus récent, "J'Abandonne," fait en 2007, a 17 anciennes exciseuses qui chantent en chœur et jettent leurs couteaux dans un trou. Puis, elles montrent leurs nouveaux métiers avec fierté. En 2005, Sini Sanuman a produit le clip "Ca Fait Mal" avec Adama Yalomba et sa femme Hawa Diabaté. Dans le clip, la chanteuse principale, Hawa Diabaté, rit et minimize ce qui serait une insulte normalement très grave (de ne pas être excisée) et dit qu'elle en est contente et son mari très célèbre la soutient. Ce clip a joué plus de 100 fois dans 10 pays en Afrique de l'ouest. En 2001, avec le financement pour produire l'album "Stop Excision" plusieurs réalisateurs ont commencé le travail sur des clips pour plusieurs chansons dans "Stop Excision." En 2004, Sini Sanuman a complété quelques-uns de ces clips et a arrangé leur diffusion. Ces clips sont: - "Anka Fo 'Ante!'" (Nous Pouvons Dire 'Non!') par Kandia Kouyaté -"Sariya" (La Loi) par les Zotto Boys, -"Takhoundi" (Excision) par Nayini Koné. Ces clips jouent régulièrement à la télé nationale et dans une chaine cable régionale, Africable. Pour voir ces clips, cliquez ici.

Autres Médias: La plupart de notre travail médiatique a été la production et la distribution de nos chansons et des clips contre l'excision, mais nous avons aussi été dans plusieurs émissions de radio et nous avons produit et diffusé beaucoup de messages à la radio et à la télé, dont l'émission fameuse "Ca Se Discute." Le télé journal a mis notre compétition dans la stade en avril 2015 et nos deux presentations de signatures à l'Assemblée Nationale dans leur reportage. La plupart de nos cérémonies villageoises ont été au télé-journal, aussi bien que beaucoup de nos grandes réunions publiques.

C'est un interview de Siaka qui a joué à RFI (Radio France Internationale) souvent en 2015.

Nous avons mis le film Moolaadé à la télé malienne deux fois, en avril 2010. Moolaadé est un film classique contre l’excision par le grand cinéaste Ousmane Sembène dans la langue locale de Bambara.

Implication des artistes

Dans un pays où la plupart des gens ne lisent pas, les chansons par des artistes célèbres sont une bonne façon de répandre le message. L'album "Stop Excision" a été joué pendant des années sur des radios à travers Mali, ce qui, nous supposons, a changé les opinions de plusieurs. Quelques-uns des artistes jouent un role actif dans notre campagne. Adama Yalomba non seulement a produit la chanson et le clip "Ca Fait Mal", il nous a joint aussi, en personne, aux ceremonies à Moussala et Tamala quand ils ont placé leurs plaques disant qu'ils ont arrêté d'exciser. Daye Koné, un griot, (raconteur traditionnel d'histoires) qui a joué dans la chanson de sa femme Nayini Takhoundi (Excision) en Sarakolé sur l'album "Stop Excision" a personnellement convaincu plusieurs exciseuses d'arrêter d'exciser. Etant griot, il a accès aux gens importants, comme des ministres.

Implication d'autres gens importants

Nous sommes en contact avec des gens importants et nous les encourageons d'utiliser leur influence pour notre cause. Le chef de Konibabougou, notre troisième village d’arrêter l’excision, Kariba Coulibaly, a convaincu une exciseuse d'arrêter d'exciser avec pas trop de problème. Il est difficile de dire "non" au chef. Aussi, Ousmane Chérif Haidara, un prêcheur Musulmane très connu, a mentionné souvent que l'excision ne fait pas partie de la religion Musulmane. Nous connaissons un homme, qui était farouchement pour l'excision, qui a changé son idée après avoir entendu Haidara.

Campagne Commune par Commune

En Octobre 2011 nous avons commencé un projet dans la Commune I de Bamako qui nous a permis d’engager 8 animateurs. La cérémonie d’ouverture a été au télé journal. Nos animateurs conduisaient beaucoup de réunions publiques et formaient des leaders communautaires. Des élus et autres fonctionnaires ont participé dans des rencontres qui les a poussé à mettre une banderole à leur mairie proclamant leur intention d’abolir l’excision “d’ici 2025.” Ils ont décidé aussi de parler à chaque couple qui va se marier sur les problèmes avec les MGF. Nous avons formé des membres de la presse, qui ont créé des messages sur l’excision qui jouaient à 10 stations. Des médecins et infirmières ont appris des choses sur l’excision qu’ils partagent avec leurs patients. Nous avons utilisé aussi le sport et compétitions culturels pour lesquelles des élèves ont créé des sketch, chansons et affiches sur l’excision et la violence contre les femmes. Des victimes de l’excision recevaient de l’assistance médicale et psychologique et nous avons développé un système de référence pour des victimes, dans une série de réunions. Des panneaux publicitaires ont été installés à travers Bamako. Pour voir le rapport sur la cérémonie d’ouverture du projet, cliquez ici.

À cause de notre projet là-bas, la cérémonie à Bamako pour la Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’Excision en 2012 était dans la Commune I. Elle était au télé journal le 7 février, 2012. Pour voir le rapport cliquez ici.

En fin 2007, nous avons travaillé sur un projet dans notre partie de Bamako, la Commune V. Nous avons tenu des formations (ateliers) avec les autorités de la commune, qui sont maintenant mobilisées dans la campagne contre les MGF. Après un atelier, tôt en 2008, nous avons organisé une marche vers la mairie, en collaboration avec les autorités locales qui disaient qu'ils voulaient voter contre l'excision à leur prochaine session. Nous avons formé des agents de santé et des exciseuses de la Commune V. Toutes les exciseuses qui étaient à la formation ont decidé d'arrêter la pratique, et nous avons donné des petites prêts à quelques-unes. Quelques-uns des agents de santé ont promis d'arrêter l'excision qui était encore pratiquée dans leurs cliniques.

En 2009 nous avons formé des élus et autres leaders dans la Commune IV. Un résultat important de cet effort était qu’un groupe d’imams ont commencé à prêcher notre message.

Implication des Chefs Religieux

Un groupe d'Imams de la Commune IV, qui ont été persuadés difficilement à assister à une rencontre que nous avons organisée dans leur mairie, nous ont demandé de les former encore plus pour les aider à mettre ensemble un message commun qu'ils s'engageaient à prêcher dans toutes les mosquées dans leur commune (plus de 100 mosquées.) Le 25 Mai 2009 était le premier sermon. Les jeunes Imams ont répandu le message qu'il y aurait un grand message sur l'excision et 1 000 gens sont venus, (à peu près le double des gens qui viennent normalement). Le chef des imams de la Commune IV, Massoum Traoré, a prêché contre l'excision et il semble qu'il était très éloquent et beaucoup de gens étaient d'accord avec notre position ce jour-là. Ils continuent à amener le message aux mosquées à travers la commune. Nous cultivons des relations avec plusieurs leaders religieux et nous utilisons leurs citations pour convaincre ceux qui croient toujours que l'Islam et l'excision vont ensemble. La citation la plus forte vient de Woto Diarra qui dit "Toute personne qui subit l’excision peut attaquer ses parents devant la justice pour demander des dommages et intérêts." Voilà notre liste de citations des chefs religieux.

Clubs

Quelques-uns de nos militants ont créé des clubs pour participer dans notre campagne. Des clubs à Koulikoro, une ville près de Bamako, sont actifs. Ils ont pris beaucoup de signatures y compris celles du maire et beaucoup d’autres grandes personnalités de Koulikoro. Un club à l’université a organisé une grande réunion et reçu beaucoup de signatures. Un autre, à N’Tomokorobougou, a travaillé depuis des années et a organisé une conférence. Le Club des Femmes Entières, (Muso Dafalen Ton) est un groupe de filles qui ne sont pas excisées et qui sont fières d’en parler. Elles étaient à la radio en Avril 2007 disant qu’elles sont rarement insultées et que, quand cela arrive, de temps en temps, elles s’en moquent et disent qu’elles en sont fières, ce qui fait que la personne qui les insulte a honte, elle-même. Ce club a créé une pièce de théâtre pour la radio que nous avons utilisé et nous avons créé un vidéo de la même pièce de théàtre qui a été jouée dans des centres de santé à Tominian. Le plus rècent club est le Club Sini Sanuman à Djélibougou.

Nos matériaux

Le Pacte Contre l’Excision

Le sommaire Stop Excision, avec citations de chefs religieux

Certificat d’Honneur (pour les anciennes exciseuses)

Déclaration de Moussala, notre premier village d’abandonner l'excision

Clips:

Visionner des clips: J'Abandonne, Ca Fait Mal, Anka Fo 'Ante!' (Nous Pouvons Dire 'Non!'), Sariya (La Loi), et Takhoundi (Excision) en Sarakolé. Pour voir ces clips, cliquez ici.

Affiches: Arrêtons d'Exciser

                Affiches Portraits